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Un accident de la circulation s'est produit hier après-midi, vers 14h, à Labergement-Sainte-Marie. Un motard de 20 ans a percuté par la gauche un véhicule qui s'apprêtait à tourner à gauche. Équipé de ses protections de sécurité, le jeune homme a été blessé au bras et pris en charge par les secours. Une procédure d'accident a été ouverte par la gendarmerie afin de déterminer les circonstances exactes de la collision.

 

 

 

 Visible depuis plus de cinquante ans dans le paysage bisontin, la cheminée de la chaufferie de Planoise va prochainement disparaître. Haute de 62 mètres, elle sera démantelée au cours d'un chantier de trois semaines lancé par Grand Besançon Métropole. Si cette infrastructure a longtemps joué un rôle essentiel, elle n'a aujourd'hui plus d'utilité. Construite en 1972, elle servait à évacuer les fumées issues de la combustion du charbon puis du fioul utilisés pour alimenter le réseau de chaleur urbain. Or, ces deux énergies fossiles ont progressivement disparu du site : le charbon a été abandonné en 2017 et le fioul lourd en 2021. La démolition de la cheminée marque donc une nouvelle ère, avec la transformation du réseau de chaleur de Besançon vers un modèle reposant désormais à plus de 90 % sur les énergies renouvelables et de récupération. « C'est la fin d'une époque plus que la fin d'une infrastructure », a résumé Ludovic Fagaut, président de Grand Besançon Métropole. 

L'interview de la rédaction : Anthony Nappez 

 Une page de l'histoire bisontine se tourne

 Construite pour accompagner le développement du quartier de Planoise, la chaufferie a permis pendant plusieurs décennies de chauffer des milliers de logements, le CHU de Besançon ainsi que de nombreux bâtiments publics et tertiaires. À l'époque, le projet s'inscrivait déjà dans une logique innovante de chauffage collectif et de valorisation énergétique des déchets, avec pour objectif de maîtriser les coûts de l'énergie pour les habitants. « Aujourd'hui, les gens avaient presque oublié cette cheminée tant elle faisait partie du paysage », a souligné Ludovic Fagaut.

cheminee planoise conf de presse

 

 Un réseau né avec Planoise

 Anthony Nappez, vice-président de Grand Besançon Métropole en charge des bâtiments, des réseaux de chaleur et des énergies renouvelables, rappelle que l'histoire du réseau débute même avant la construction de la chaufferie. « Le réseau a commencé en 1968. La conception intégrée du quartier de Planoise autour de ce réseau est symptomatique de la vision de long terme des élus de l'époque Â». Le chauffage urbain, l'incinération des déchets et les galeries techniques souterraines formaient alors un ensemble cohérent destiné à accompagner l'essor du nouveau quartier.

 

FAGAUT CHEMINEE

 Cinquante ans de transition énergétique

 Le réseau a connu plusieurs évolutions majeures. La première chaufferie biomasse est mise en service en 2007, suivie d'une seconde en 2016. Le charbon disparaît définitivement en 2017. Quatre ans plus tard, le fioul lourd est abandonné à son tour. Selon Anthony Nappez, la déconstruction de la cheminée constitue aujourd'hui « le symbole visible d'une décarbonation réussie ».

Un réseau parmi les plus performants de France

 Le réseau de chaleur de Planoise fonctionne désormais à plus de 90 % grâce aux énergies renouvelables et de récupération. La chaleur est produite principalement grâce à l'unité de valorisation énergétique des déchets ménagers et au bois-énergie provenant d'un rayon d'environ 50 kilomètres autour de Besançon. Pour Matthieu Bonvoisin, directeur Nord-Est Infrastructures Énergétiques Locales d'ENGIE, cette situation constitue un atout majeur. « Nous pouvons presque parler d'un jour d'indépendance énergétique », estime-t-il. Avec un taux d'énergies renouvelables supérieur à 90 %, Besançon se situe bien au-dessus de la moyenne nationale, proche de 60 %.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

 Une protection face aux crises énergétiques

 Le responsable d'ENGIE rappelle que les crises successives ont démontré l'intérêt de disposer d'une production énergétique locale. « Nous avons connu trois crises énergétiques en moins de six ans : le Covid, la guerre en Ukraine et aujourd'hui les tensions géopolitiques au Moyen-Orient Â». Selon lui, cette forte autonomie énergétique permet de limiter la dépendance aux marchés internationaux et de mieux protéger les usagers contre les variations de prix.

 Une chaleur compétitive pour les usagers

 Au-delà des bénéfices environnementaux, les élus mettent en avant les avantages économiques du réseau. Selon ENGIE, le coût de la chaleur distribuée à Besançon est aujourd'hui au moins 30 % inférieur à celui du gaz. Cette maîtrise tarifaire s'inscrit dans la vocation historique du réseau, conçu dès l'origine pour offrir une énergie accessible au plus grand nombre.

 Libérer de l'espace pour les futurs équipements

 La démolition de la cheminée ne constitue pas une fin en soi. Les espaces libérés permettront l'installation de nouveaux équipements destinés à renforcer encore les performances du réseau. Parmi les projets envisagés figurent notamment de nouvelles installations biomasse ainsi que des dispositifs de récupération de chaleur sur les fumées de combustion. « L'histoire ne s'arrête pas là. Un futur est en train de s'écrire », souligne Ludovic Fagaut.

 100 millions d'euros investis d'ici 2030

 Grand Besançon Métropole prévoit plus de 100 millions d'euros d'investissements d'ici 2032 afin de poursuivre l'extension et la modernisation du réseau, avec le soutien de l'ADEME. À l'horizon 2030, le réseau devrait atteindre 74 kilomètres de longueur contre environ 50 aujourd'hui. Le nombre d'équivalents-logements alimentés passerait de 14 000 à 23 000. « Un Bisontin sur quatre pourra bénéficier du réseau de chaleur à l'horizon 2030 », indique Ludovic Fagaut. Grand Besançon Métropole poursuit également sa réflexion sur la création d'un second réseau de chaleur à l'est de la ville.

L'interview de la rédaction : Ludovic Fagaut 

 Un symbole visible de la décarbonation

 La disparition de la cheminée marque la fin visible de l'époque du charbon et du fioul à Planoise. Dernier témoin d'un modèle énergétique aujourd'hui révolu, elle laisse place à un réseau de chaleur devenu l'un des principaux outils de décarbonation du territoire. « Le réseau de chaleur est notre trésor », résume Anthony Nappez. Un trésor énergétique que Grand Besançon Métropole entend continuer à développer pour répondre aux enjeux climatiques, économiques et énergétiques des prochaines décennies.

 

 

 

 

Préval Haut-Doubs poursuit le développement du réseau de chaleur urbain à Pontarlier. Des travaux de raccordement sont réalisés pour alimenter six bâtiments gérés par Idéha 25, représentant 176 logements et près de 12 000 m² chauffés. L'extension du réseau partira du secteur des écoles maternelle et primaire Louis-Pergaud et empruntera la rue de Doubs sur environ 150 mètres.

Ce projet vise à améliorer la performance énergétique du parc immobilier concerné. Une déviation est mise en place pour les véhicules sur la portion impactée de la rue de Doubs, tandis que les accès aux habitations sont maintenus. Les travaux à proximité de l’école est programmé durant le mois de juillet afin de limiter les perturbations pendant la période scolaire.

 

 

La deuxième phase des travaux de renouvellement des conduites d'eau potable et de sécurisation des falaises est en cours dans le secteur du Château de Joux. Les interventions concernent le remplacement des canalisations entre l'auberge du Château de Joux et les Sources Martin, ainsi que la sécurisation des parois rocheuses de la Combe de Joux. Ce chantier vise à réduire les pertes d'eau, estimées à près de 200 m³ par jour, à limiter les risques de rupture des conduites et à sécuriser les usagers face aux chutes de blocs rocheux. Jusqu'au 24 juillet, une déviation est mise en place dans le sens Suisse-France, sans incidence sur la circulation dans l'autre sens.

 

 

Engagée pour renforcer les mobilités douces sur le territoire, la ville de Pontarlier poursuit les travaux d'aménagement du Chemin du Train. Après les premières interventions lancées à la fin du mois de mai, le chantier entre dans une nouvelle phase avec des travaux de terrassement et la préparation des futurs aménagements paysagers.

Le projet vise à développer un axe structurant du réseau cyclable communal et départemental, en assurant la continuité avec la voie verte en provenance de Gilley. Il prévoit également la création d'une trame verte grâce à la plantation de centaines d'arbres et d'arbustes, dont 120 arbres dès l'automne prochain.

 

 

 

L’info est relatée par nos confrères du journal « Le Progrès Â». Un homme de 83 ans, domicilié à Mignovillard dans le Jura, a été retrouvé mort mardi à Frasne. Disparu depuis lundi matin après avoir quitté son domicile au volant de son véhicule, il n'avait plus donné signe de vie. Sa voiture a été repérée près du grand étang de Frasne, permettant aux secours et aux gendarmes de concentrer leurs recherches dans le secteur. Le corps de l'octogénaire a été découvert dans l'étendue d'eau. Les premiers éléments de l'enquête privilégient la piste d'un geste volontaire.

 

 

 

La Ville de Besançon a constaté le vol d'environ 80 plantes dans un massif situé aux abords de la basilique Saint-Ferjeux. Dans un message publié ce mardi, le maire Ludovic Fagaut a condamné un acte portant atteinte à l'embellissement des espaces publics et au travail des agents municipaux. Une plainte doit être déposée et des vérifications, notamment à partir des dispositifs de vidéoprotection du secteur, seront menées afin d'identifier les auteurs de ce vol.

 

 

 


Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus mardi soir, peu après 23 heures, à Geneuille, dans le Grand Besançon, pour un incendie touchant un bâtiment désaffecté. La toiture des anciennes papeteries, d'une superficie d'environ 500 m², était totalement embrasée à l'arrivée des secours. Grâce à leur intervention rapide, la propagation des flammes à un bâtiment voisin a pu être évitée. Trois lances ont été déployées pour maîtriser le sinistre. Aucune victime n'est à déplorer.